Les entreprises en alerte rouge sur l'égalité salariale
Avec l'index d'égalité homme-femme, toute entreprise de plus de 1 000 salariés doit être transparente concernant les revenus de ses employés. Aux dernières nouvelles, on remarque que le plafond de verre est loin d'être brisé : 49% des sociétés ont obtenu un 0 sur 10 concernant l'égalité des salaires hommes-femmes.

Depuis le 1er mars, les grandes entreprises sont dans l'obligation de calculer et publier leur index sur l'égalité homme-femme. Basé sur cinq critères, notamment les salaires et les promotions, cet outil permet d'y voir plus clair sur les inégalités toujours subsistantes en calculant l'écart des revenus entre les genres. Il est noté sur 100 points. Les entreprises qui n'atteindront pas une moyenne de 75 se verront alors sanctionnées d'une indemnité financière allant jusqu'à 1% de la masse salariale. Si début mars, seulement la moitié des sociétés de plus de 1.000 salariés avaient respecté leurs engagements, elles sont aujourd'hui 92% à avoir rempli leur grille : sur les 1.259 entreprises de plus de 1.000 employés, 1.160 ont fait le nécessaire, selon le dernier pointage réalisé par le ministère du Travail d'après Les Echos. La moyenne est actuellement de 83 points sur 100, soit 3 de plus que le premier pointage du mois de mars. Pour autant, les sociétés ne jouent pas toutes le jeu, une sur cinq (19 %) n'atteint pas le plancher légal des 75 points et est donc "en alerte rouge".
Plafond de verre au travail : salaires et congés maternité dans le viseur
Deux points ont été soulignés grâce à cet index :
- L'inégalité des salaires : 49 % des entreprises ayant calculé leur index ont obtenu 0 sur 10 sur l'égalité des revenus hommes-femmes concernant les postes les plus hauts placés. Cela signifie qu'il n'y a, au mieux, qu'une seule femme parmi les 10 salariés les mieux payés. Des progrès sont encore à faire...
- Les congés maternité : Les entreprises sont dans l'obligation d'augmenter les salaires de leurs employées revenant de congé maternité depuis 2006. Grâce à l'index de transparence, on note que 31 % des sociétés ont obtenues un 0 sur cette mesure légale au travail. Pour Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, ce nouvel outil engendrera "la spirale vertueuse de la transparence" permettant à "la grande majorité des entreprises de progresser sans même avoir besoin de brandir la sanction."